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L'histoire

Introduction
Les traces les plus significatives de l'histoire d'Argenta - des établissements primitifs au-delà du fleuve Reno jusqu'aux remparts qui l'entouraient jusqu'au XVIIe siècle, du port fluvial à la Tour de Primaro - ont été balayées au cours des siècles par les inondations, les tremblements de terre et les guerres.
Et, en particulier, la dernière guerre l'a littéralement rasée: sur le plan architectural et urbanistique, la ville est donc le résultat d'un travail de reconstruction imposant et pénible qui a nécessité l'engagement de l'administration municipale et de la population pendant près de deux décennies, à partir de la fin de la deuxième guerre mondiale.
A première vue, Argenta a donc l'air d'une ville sans passé, alors que la réalité est bien différente, comme en témoignent les documents historiques retrouvés aux quatre coins de la péninsule, ainsi que les rares monuments qui subsistent, les pièces archéologiques et les tableaux que l'on peut admirer aujourd'hui dans le nouveau musée municipal.
Pour ce qui est d'évènements plus proches de nous dans le temps, les travaux d'assainissement, les luttes sociales qui ont abouti aux premières mutuelles et aux coopératives, les médailles civiles et militaires cousues sur la bannière (=Gonfalone) de la commune permettent tous de les évoquer.
Il s'agit donc d'une histoire dont bien des moments ont été effacés, mais que l'on peut deviner et redécouvrir grâce à la contribution de nombreux spécialistes ou de simples amateurs passionnés qui, par leurs recherches, ont reconstitué les événements importants de notre ville.

Un établissement primitif d'époque romaine
A la fin de l'époque romaine le territoire d'Argenta se trouvait au centre d'une vaste zone marécageuse enserrée entre les marais de Comacchio et ceux de Marmorta, le long d'une bande de terre émergent par rapport à la campagne environnante.
Argenta était traversée par le fleuve Idice et par le Primaro, c'est-à-dire la branche la plus méridionale du Pô reliant le système fluvial du Pô du nord au port de Ravenne grâce à Argenta. Cette caractéristique hydrographique contribua à donner à Argenta une importance stratégique considérable, transformant ainsi la ville en un passage obligatoire pour qui, provenant du sud et du long de l'Adriatique, devait se rendre au nord et vice versa.
L'établissement primitif urbain d'Argenta (peut-être même déjà à l'époque romaine) se trouvait sur la rive droite du Primaro et fut lui aussi fortement influencé, comme toute la région de Ferrare, par les caractéristiques et les variations de l'environnement naturel et hydrographique. Suivant certaines hypothèses historiques, un itinéraire étrusque reliait l'antique Spina à Felsina (Bologne) à travers Argenta, alors qu'une artère fluviale et routière unissait certainement Ostiglia à Ferrare et Ravenne, en passant toujours par Argenta.
Andrea Agnello, historien de Ravenne, relate dans le "Liber Pontificalis" de l'église de Ravenne que l'archevêque Agnello (mort en 570) avait acquis ces terres où, durant les dernières années de sa vie, il avait fait édifier l'église paroissiale Saint George ( Pieve di San Giorgio): ce sont les premiers documents "officiels" qui parlent d'Argenta.

L'empire byzantin, les ducs d'Este, l'Etat pontifical
Après la chute de l'empire byzantin (moitié du VIIIe siècle), l'arrière-pays de Ravenne vécut une période de changements économiques et sociaux: la valorisation de l'agriculture - et par conséquent le commencement d'activités d'assainissement des terres inondées - allèrent de pair avec la réorganisation des activités commerciales et artisanales.
En ce qui concerne la vocation portuaire et fluviale de la communauté d'Argenta, elle fut liée dès le Xe siècle aux fortunes du Haut Moyen-Age de Ravenne, capitale de l'exarchat et centre du vaste domaine foncier des archevêques. Dans le port d'Argenta, les mêmes archevêques de Ravenne avaient fait placer une chaîne de contrôleurs, appelés "catenari", préposés à la perception des péages.
Non pas à droite mais le long de la rive gauche du Primaro, il existait déjà en 1034 un "castrum", c'est-à-dire un château fort, où résidait le fonctionnaire archiépiscopal et où, plus tard, se construisirent une tour et un bourg. Au XIIe siècle, commença une série de pressions de la part des ferrarais pour entrer en possession des propriétés et des droits que l'église de Ravenne détenait en territoire ferrarais et plus particulièrement à Argenta qui, pour son port fluvial sur le Primaro et pour la voie de communication nord-sud qu'elle représentait, constituait un point stratégique irremplaçable.
Les archevêques de Ravenne cherchèrent par tous les moyens de contrer la menace: la lutte avec les ferrarais caractérisa donc la période allant du XIIe à la fin du XVIe siècle quand, après la mort sans héritiers d'Alphonse II d'Este, l'administration des terres d'Argenta, ainsi que de celles de Ferrare, passa directement à l'église. Pour Argenta, ce furent des siècles de décadence au cours desquels la lutte contre les éléments naturels fut également particulièrement difficile.
A la suite de la rupture des digues du Pô à Ficarolo (1152), le Primaro devint une branche secondaire du fleuve: par conséquent, à la suite de la navigabilité réduite, le port d'Argenta commença à tomber en désuétude jusqu'à se réduire à une simple escale pour le commerce local.
En outre, pour l'implantation urbaine à la droite du fleuve, la fréquence des alluvions et des inondations augmenta constamment.

Le tremblement de terre, l'échec hydrographique, la décadence
Le 19 mars 1624, Argenta fut dévastée par un tremblement de terre constitué de trente sept secousses qui causa de très graves dommages aux bâtiments et aux remparts, ainsi que des inondations dues à la rupture des digues du Pô de Primaro, mais "seulement" vingt cinq victimes.
Le rompement des digues à Ficarolo marquait déjà l'origine d'un échec grave et à grande échelle des régulations hydrographiques. Il faudra attendre le début du XVIIe siècle pour voir les premières tentatives d'amélioration de la situation.
Le Primaro, dont la profondeur n'était plus assurée par le débit du Pô, fut lentement comblé par les apports solides du Reno et de d'autres torrents des Apennins (Sillaro, Santerno, Quaderna, Idice). Cette situation, qui en entrava graduellement la navigabilité, eut de lourdes conséquences pour l'économie de la ville. A la fin du XVIIe siècle, toute la zone n'était plus qu'une succession de marécages et de marais déserts et malsains. En 1742, avec la construction du Canal d'irrigation Bénédictin, on fit confluer les eaux du Reno dans le Pô de Primaro à Traghetto, permettant ainsi l'écoulement des eaux des marais.
Toutefois, le Reno étant un fleuve à régime torrentiel, il comble rapidement le nouveau lit, obligeant ainsi les assainisseurs de l'époque à rehausser plusieurs fois les digues.
Les graves problèmes hydrauliques de la région de Ferrare et de la Romagne ne seront affrontés et résolus que plusieurs siècles après, avec les grands travaux d'assainissement commencés au XIXe siècle.

De l'Unité italienne à la Seconde Guerre Mondiale

Pour retrouver des aspects significatifs dans l'histoire d'Argenta, qui, lors du processus d'unification politique de la péninsule, vécut des événements semblables à ceux du reste de la Romagne, il est nécessaire d'étudier la période entre l'unité italienne et le début du XXe siècle. Celle-ci est caractérisée par deux événements complémentaires: l'assainissement des terres marécageuses et le développement des luttes sociales.
Tandis que le pouvoir des propriétaires terriens, avantagés par les financements publics pour les assainissements, se renforce, sont favorisées la naissance et la croissance du prolétariat agricole qui deviendra le protagoniste des grands conflits sociaux à cheval sur le siècle. Le mouvement ouvrier et celui de la main-d'œuvre agricole d'Argenta s'organise en unions ouvrières, jetant ainsi les bases pour la formation du parti politique de classes, le parti socialiste.
En 1897, on enregistra des grèves remarquables, suivies de celles de 1906 et 1907 qui furent encore plus imposantes: ce fut pendant ces luttes qu'apparurent les premières mutuelles et les premières coopératives. Durant les années suivant la première guerre mondiale la région de Ferrare constituait un terrain particulièrement favorable pour le fascisme naissant.
Le 17 avril 1921 Argenta fut "occupée" durant la journée entière par les escouades armées d'Italo Balbo, arrivées de toute la province pour une action d'intimidation à l'égard du maire Zardi, à laquelle fit suite, le 19 avril, la démission du Conseil municipal.
Quelques semaines plus tard, dans le climat torride des élections politiques, la situation se précipita: à Argenta, la première victime du fascisme fut le syndicaliste et conseiller municipal socialiste Natale Gaiba, assassiné précisément pendant cette période troublée.
Deux ans plus tard, le 23 août 1923, ce fut l'archiprêtre Don Giovanni Minzoni qui paya de sa vie son irréductible opposition à la violence.
Avec le pouvoir fasciste, entre 1924 et 1939 Argenta vit l'inauguration de l'installation de pompage des eaux de Saiarino - moment fondamental pour le réaménagement hydraulique de la région - l'ouverture du nouvel hôpital, la naissance de la "semaine d'Argenta" - qui dans l'après-guerre deviendra la "Foire d'Argenta" - et la fondation du nouveau hameau d'Anita sur les terres assainies.

La libération: une ville à reconstruire
Durant l'automne 43 l'antifascisme trouva un débouché dans les premiers groupes organisés: durant l'hiver de l'année suivante, les contacts furent fréquents entre nos partisans et la 28° Brigade Garibaldi qui, au commandement d'Arrigo Boldrini, combattait sur le front de la VIII Armée britannique, entre Alfonsine et Saint Albert.
En avril 45, afin d'atteindre son objectif qui était d'anéantir les troupes allemandes au sud du Pô, l'armée alliée se dirigea principalement vers le pont de la Bastia et Argenta, au milieu des terrains inondés et minés par les allemands, seul passage possible entre les marais de Comacchio et ceux de Campotto.
Le soir du 12 avril l'aviation alliée bombarda Argenta, par vagues successives, jusqu'à la réduire en un tas de décombres.
L'attaque finale fut lancée le 17 avril et le jour suivant la dernière résistance allemande fut écrasée.
Argenta se retrouva presque complètement détruite, avec environ 900 victimes des bombardements et des actions de guerre sur le territoire communal. Le reste appartient à l'actualité.
Une actualité, en revanche, où l'histoire tient - aujourd'hui plus que jamais - une place de tout premier plan.
Si, en effet, en ce qui concerne la fondation de la ville que nous connaissons aujourd'hui sous ce nom - qui dérive, selon les chercheurs, des reflets argentés qui caractérisaient les terres humides et les eaux des marais qui jadis l'entouraient - nous pouvons parler d'époque romaine (ou de peu postérieure) sans posséder de références fiables, les résultats de récentes campagnes archéologiques ont relancé les spéculations des historiens sur cette période qui s'étend du VIe au XVIIe siècle.
Naturellement, ceci ne signifie pas que l'histoire que nous connaissons doive être réécrite, mais s'attendre à des ajouts significatifs dans l'histoire des événements qui ont marqué cette terre est bien plus qu'un simple souhait ou qu'une pure ambition.

Link relativi alle pagine in lingua francese

Le chef-lieu

Arriver, se deplacer

Dormir, manger

L'histoire

Les personnages

Monuments

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Eventi (en italien)

Jumelage

La Foire d'Argenta
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