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Home PageVersion Française Pagina corrente: Les personnages historiques

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Iacopo Filippo Medici Giambattista Fabbri
Antonio Aleotti Francesco Leopoldo Bertoldi
Michele De' Balestri Francesco Giuseppe Zagagnoni
Francesco Severi Federico Muratori
Giacomo Vighi Giuseppe Vandini
Giovan Battista Aleotti Antonio Roiti
Girolamo Belli Giovanni Mesini
Marco Nicolò Balestri Giuseppe Galassi
Vincenzo Bondeni Don Giovanni Minzoni




Iacopo Filippo Medici
Connu sous le nom de Philippe d'Argenta, il a travaillé à Ferrare et à Bologne jusqu'en 1501. Dans un document de 1493 où il reçoit la rétribution pour les enluminures de la cathédrale de Ferrare, il est mentionné comme "Jacobus Filippus de Medicis de Argenta". Il fut l'un des divulgateurs les plus actifs de l'enluminure ferraraise et réélabora les procédés décoratifs de la Bible de Borso d'Este (Bibliothèque d'Este de Modène), l'un des monuments les plus significatifs pour la richesse et la qualité de l'enluminure de la Renaissance, pour laquelle avaient travaillé, entre 1455 et 1461, Taddeo Crivelli (avec qui le même Philippe collabora), Guglielmo Gilardi et d'autres maîtres célèbres. Il fut aussi actif à Bologne, où il fonda un atelier et où il se trouvait en 1469. Il aborda également le classicisme padouan, spécialement dans ses livres profanes, tel qu'on peut le voir dans le frontispice équilibré de "Pline" imprimé en 1472 à Venise, actuellement à la bibliothèque nationale de Turin. A Ferrare il travailla dans la série des chorals de la cathédrale et, en 1493, il exécuta "les principes des antiphonaires des Fêtes de Saint Georges à Saint André", c'est-à-dire ces livres qui contiennent les parties chantées de la liturgie de la messe: à travers la figure de Saint Georges il revoit avec une rigueur de dessin le sujet analogue de Cosmè Tura, en recherchant des effets de formes métalliques. De 1490 à 1492 il prépara pour le général des Franciscains, Francesco Sansone, dix-sept chorals destinés à l'église de S. Francesco de Brescia, qui sont actuellement conservés au musée de l'Age chrétien de cette ville. Bien que Cosmè Tura reste la source d'inspiration majeure de Jacques Philippe, celui-ci se consacre aussi à la recherche de somptueux effets en portant l'attention sur Giraldi, même si l'habileté technique prévaut sur l'inspiration artistique .

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Antonio Aleotti
Natif d'Argenta, Il est attesté qu'il a vécu entre 1495 et 1527, et qu'il mourut avant 1530. Son œuvre la plus ancienne, parmi celles qui sont connues, est le polyptyque de la pinacothèque d'Argenta, une Vierge à l'Enfant sur le trône et des anges musiciens entre les saints Pierre, Jacques, Jean-Baptiste et Paul. Ainsi que l'écrit A.Mezzetti, la date qui se lit derrière le tableau, "8 juin 1496", peut être considérée comme terme post quem pour l'exécution du polyptyque d'Argenta. "Peu avant cette période le peintre demeurait à Cesena, où en 1495 il recevait des acomptes pour la décoration, aujourd'hui perdue, d'une chapelle dans l'église de Saint Augustin; et où justement en 1496 il semble avoir "lassato imperfecto" un étendard qu'il avait commencé: circonstance qui, probablement, est due au contrat important d'Argenta". En 1498 Aleotti apposait son nom en anagramme sur ce polyptyque qui sera ensuite disloqué. D'après les recherches de F. Zeri et G. Bargellesi, il était composé du Christ mort de la pinacothèque de Ferrare comme figure centrale et, sur les cotés, de Saint Georges Harris et de Sainte Catherine, faisant partie aujourd'hui d'une collection privée ferraraise. En 1510 il signait la Vierge sur le Trône entre les saints Michel et Antoine Abate, de la pinacothèque communale de Cesena. Parmi les œuvres qui lui sont attribuées par F. Zeri nous rappelons celles de Saint Laurent et Saint Bartholomé (Musée de Nancy), un Christ mort soutenu par un ange (fresque, pinacothèque de Rovigo), Saint Jean l'Evangéliste et Saint Nicolas de Bari (Musée de Toulouse). Mezzetti écrit que le polyptyque d'Argenta, malgré son aspect archaïque, est certainement le chef-d'œuvre de cet intéressant peintre d'Argenta. " Sa culture se fond dans l'environnement de la fin des gothiques émilien et de la Vénétie, tout en étant influencé par ceux de Ferrare et de Padoue et par des souvenirs d'œuvres flamandes (Van Der Weyden), ceci avant de se renouveler avec le retable tardif de Cesena, dans le sillage d'Ercole De' Roberti et des Zaganelli".

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Michele De' Balestri
De ce peintre peu connu, appelé Michele d'Argenta, nous n'avons d'informations que de 1517 à 1522. Il est l'auteur de l'Annonciation qui se trouve dans la pinacothèque communale d'Argenta (Musée municipal), fresque transposée sur toile et datée de "mai 1517", et d'une seconde Annonciation sur tableau, signée et datée de 1522, actuellement à la galerie Knoedler de Paris et achetée en Italie au début des années Soixante. Cette dernière peinture apportait dans l'inscription, ensuite altérée, l'indication de la famille de l'auteur "De Balistris", la même à laquelle appartient le peintre d'Argenta Marco Nicolò. Michele De' Balestri est un peintre mineur mais non dénué d'une grâce qui lui est propre, un artiste qui "archaïsait grossièrement le style tardif de Francesco Zaganelli" (Longhi) par des procédés semblables à ceux de son concitoyen Antonio Aleotti dans la retable de Cesena de 1510. Dans la fresque d'Argenta, celui-ci nous donne un aperçu de la plus tardive Annonciation parisienne, enluminée et précieuse comme une page de missel.

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Francesco Severi
Né à Argenta dans les premières décennies du XVIe siècle, il fut professeur à l'université de Ferrare, médecin célèbre et poète (le texte d'une de ses poésies en latin a été conservé) . Accusé d'hérésie "georgienne" (du nom d'un évêque allemand, partisan de Luther), il fut décapité et brûlé à Ferrare en 1570, en même tant que ses œuvres.

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Giacomo Vighi
L'historien ferrarais L.N.Cittadella, en 1868, rapporte l'information qu'en 1555 Giacomo Vighi, dit "l'Argenta", aurait peint dans la tour de Sainte Catherine du château de Ferrare, dans une petite galerie, "les portraits des princes et des princesses d'Este alors vivants". Mais la renommée de cet artiste est surtout liée à son activité menée à Turin en tant que portraitiste officiel de la Maison de Savoie. Visitant en sa qualité de peintre de la Maison de Savoie les cours de France, d'Espagne, de Bohême et de Saxe, pour exécuter les portraits de princes et de souverains, il fut aussi chargé par Emmanuel-Philibert d'acheter des peintures pour meubler les palais de la famille de Savoie, qui constitueront par la suite le noyau de l'actuelle galerie de la Maison de Savoie de Turin. Peu sont les œuvres de Vighi qui nous restent encore: parmi celles-ci nous rappelons les deux portraits d'Emmanuel-Philibert et de Charles-Emmanuel I (aujourd'hui dans la galerie de la Maison de Savoie).

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Giovan Battista Aleotti
Argenta, 1546 - Ferrare, 1636
Comme l'a écrit B. Adorni (L'architecture du début du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle, dans Histoire de l'Emilie Romagne), Aleotti eut une grande érudition et un esprit encyclopédique: il "n'était plus l'homme universel de la Renaissance, mais le spécialiste dans de nombreux domaines: en architecture civile et militaire; en mathématiques; en construction des théâtres; en art scénique; en hydrologie". Parmi ses nombreuses œuvres d'architecture civile et religieuse, nous pouvons citer: le Palais Avogli Trotti (1570), la cour et (peut-être) le couronnement des tours du château d'Este (1574) à Ferrare; la place et le Palais Bentivoglio de Gualtieri (1580); l'èglise "S.Maria del Quartiere" à Parme (1604); l'église de S.Margherita (1604?) et le clocher de S.Francesco de Ferrare (1606); le porche des Capucins de Comacchio (1607); l'Oratoire de Sainte-Croix et l'achèvement du Sanctuaire de la Celletta d'Argenta (1610); la tombe d'Arioste (dit aussi Ludovico Ariosto) (1610) aujourd'hui dans le Palais Paradis de Ferrare, le siège de la bibliothèque communale, dont la façade fut modifiée par des interventions d'Aleotti lui-même. Toujours à Ferrare se trouvent aussi parmi ses réalisations la porte de l'église de S.Paul (1611), l'église des Capucins et de S.Barbara (1612), l'église de S.Carlo (1613), et le clocher de S.Benedetto (1621). En tant qu'auteur de projets d'architecture militaire, ayant recours également à sa culture scientifique et à l'expérience de constructeur, il réalisa des travaux et écrivit des traités qui ont contribué à l'évolution de la technique des fortifications, sous la poussée du poids croissant de l'artillerie dans la stratégie militaire. Par exemple, il contesta la validité du bastion à angle obtus (le bastion est la fortification la plus à l'avant-garde par rapport aux remparts, et remplace les tours d'autrefois) dans le but d'attirer l'attaquant et de le frapper par un tir frontal et latéral. Il effectua différentes interventions de restauration sur les remparts de Ferrare et construit les remparts de l'Amour, de Saint-Pierre et de Bourg S.Giacomo, au service d'Alfonse II. Il projeta la nouvelle forteresse de Ferrare pour le Pape Paul V, forteressse qui subira des réélaborations et des modifications, travaux effectués par P.Targoni, placé à ses côtés en tant que collaborateur pendant la durée des contrats de l'Aleotti (1608-1618). Rappelons également le projet de la défense de villes comme Anvers, Groningue et Arras, de concert avec Cornelio Bentivoglio, bien qu'il ne soit jamais allé dans ces localités. Pour les armées ducales, il inventa une embarcation géniale, divisée en trois parties qui, lorsqu'elle était démontée, pouvait servir de caisse pour contenir les munitions lors de leur transport, tandis que montée et combinée avec d'autres embarcations, elle pouvait servir de pont. En tant que constructeur de théâtres "il eut la capacité, même avec des souvenirs très démodés, d'interpréter les plus récentes exigences théâtrales du monde ferrarais depuis longtemps à l'avant-garde dans le domaine du spectacle, au point d'apporter des contributions fondamentales au développement de la salle théâtrale", comme l'écrit B. Adorni. Et il peut ainsi dignement figurer parmi les grands noms italiens du XVIe et du XVIIe siècles, des constructeurs de théâtres et de scénographies comme Peruzzi, Serlio, Palladio, Scamozzi, Buontalenti et d'autres. Rappelons ses travaux, tous situés à Ferrare: le Théâtre de Marfisa (1580), le Théâtre des intrépides (1605), l'aménagement du Théâtre de la "Grande salle au-dessus de la "caneva" " dans le château d'Este (1610), mais aussi le Théâtre Farnèse à Parme (1618). Erigé dans la salle des armes de la "Pilotta", ce théâtre frappe par ses innovations fondamentales: la capacité d'accueil t les dimensions exceptionnelles, la rationalisation perfectionnée des mécanismes et de la scène, l'institution de l'ouverture de scène, la richesse sans précédents de la décoration, l'invention originale de gradins ovales en bois couronnés par un ordre double de serliennes, de dérivation de Palladio, qui se répétaient en trompe-l'œil dans les fresques du plafond, où apparaissaient des images de spectateurs. Aleotti fut également créateur de talent d'appareils scéniques, de machines théâtrales mais aussi de préparations complexes pour des tournois chevaleresques. Ces derniers étaient articulés en une combinaison fastueuse de combat et de théâtre qui, avec ses nombreux composants (récitation, chant, danses, comédies scéniques perspectives, machines pour vols et apparitions, etc.) annoncent le grand spectacle baroque. Experts de génie hydraulique et militaire comme Aleotti, Cornelio et Enzo Bentivoglio, Galasso Alghisi et les autres, se consacrèrent à ces spectacles dont la scénographie et l'art scénique parvinrent à des résultats extraordinaires, avec un "goût des enchantements et du merveilleux - comme D.Lenzi eut l'occasion de l'écrire - qui n'a rien à envier aux contemporains de Buontalenti les plus célèbres". Mais Aleotti fut surtout un grand ingénieur hydraulique, peut-être même le meilleur de son époque: sa capacité d'intervention sur le territoire, dans le domaine des assainissements et de la réglementation des eaux fut considérable; il codifia ses expériences dans les cinq volumes de l'hydrologie", qui restera même une œuvre fondamentale durant les siècles suivants. Parmi les grands travaux d'assainissement auxquels il participa en tant qu'auteur de projet ou conseiller, nous rappelons l'assainissement du Polesine de S.Giovanni Battista pour Alfonso II (terminé en 1580 avec environ 23 mille hectares assainis) et les assainissements de Cornelio et Enzo Bentivoglio à Gualtieri (1595), Zelo et Stienta (1615 environ). Il étudia et réalisa les réglementations du Pô, du Reno et d'autres fleuves, dans la région de Ferrare et dans des terres voisines; parmi ces travaux, nous pouvons citer le beau système de vannes ou d'écluses à portes vinciennes, la "Chiavica dell'Abbate" (1580) que l'on peut encore voir à Mesola.

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Girolamo Belli
Argenta, 1552 - Ferrare, 1618 environ
Compositeur, élève du ferrarais L. Luzzaschi (maître également de Frescobaldi), il fut chanteur à Rome, Mantoue et Ferrare où il connut le Tasse. Il composa des madrigaux, des messes, des motets, des chansonnettes polyphoniques; en 1599 il fonda à Argenta l'Académie des "Elevati", qui fleurit pendant quelques années.

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Marco Nicolò Balestri
Argenta, 6 octobre 1555 - 26 octobre 1609
Il fut peintre et architecte. De ses œuvres il reste trois toiles de valeur représentant les histoires de Jean le Baptiste dans l'Eglise de S. Giovanni Battista et S. Evangelista et le projet du Sanctuaire de la B.V. de la Celletta d'Argenta, où il est enterré. Il n'y a aucune information fiable concernant ses autres travaux.


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Vincenzo Bondeni
Argenta, 22 octobre 1630 - 23 octobre 1704
Juriste éminent et auteur d'œuvres de droit de valeur, il fut vicaire général du duché de Sabbioneta, conseiller et podestat de Guastalla, sénateur puis vice-président du sénat de Montferrat, chevalier de l'Ordre de Jésus-Christ, non seulement doyen du sénat et préfet général du duché de Mantoue mais aussi encore, peu après, Président du sénat de cette ville. A sa mort, il voulut être enterré dans l'église de la Celletta, mais sa pierre tombale a disparu. Il laissa à la commune sa précieuse bibliothèque.

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Giambattista Fabbri
Argenta, 1669 - 2 septembre 1701
Juriste doué, nonobstant sa disparition à l'âge prématuré de 32 ans, il fut sénateur, auditeur de justice et militaire, ainsi que préfet général de justice du duché de Mantoue.

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Francesco Leopoldo Bertoldi
Une fois ses études littéraires à Ravenne achevées, il fut maître des Belles-lettres à Argenta; ordonné prêtre en 1760, il reconstitua, durant la même année, avec d'autres chercheurs, l'Académie des "Fluttuanti" (qui avait été fondée en 1689) en en devenant secrétaire; par la suite, il lui fut conféré la patente de notaire en matières ecclésiastiques. Il fut appelé pour diriger la section numismatique du musée de l'université de Ferrare et fut membre de nombreuses académies italiennes. Il eut des centres d'intérêts littéraires, archéologiques et numismatiques, mais ses œuvres les plus importantes ont un caractère historique. Parmi ses nombreuses publications, nous rappelons les "Mémoires historiques d'Argenta", en trois volumes, publiées à Ferrare de 1787 à 1821, œuvre fondamentale pour la connaissance historique de notre ville.

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Francesco Giuseppe Zagagnoni
Argenta, 2 février 1767 - Ferrare, 1844
Il appartint à l'Ordre des mineurs conventuels et fut un musicien et un théoricien de valeur, en se distinguant surtout dans le contrepoint. Il étudia à Bologne avec le Père Martini et le Père Mattei; avec ce dernier il maintint une étroite correspondance sur des problèmes de théorie et de contrepoint qu'il exposa également dans certains écrits et qui se reflètent dans ses compositions sacrées.

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Federico Muratori
Il fit des études de dessin à Ravenne, se perfectionna ainsi dans l'art difficile de la "psyllographie" (dessin sur papier effectué avec des ciseaux). Successivement, la valeur de son art fut reconnue à Florence (1850), à Paris, où il devint membre du Comité central des artistes et enfin à Londres, où ses travaux sur papier faits avec des ciseaux furent admirés à l'Exposition Universelle en 1862 et où il vécut les dernières années de sa vie en enseignant la langue italienne.

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Giuseppe Vandini
Argenta, 23 avril 1824 - Bologne, 13 avril 1888
Il fut actif dans beaucoup de domaines culturels et politiques. Il fut également un vaillant patriote pendant les guerres d'indépendance nationale: En tant que maire d'Argenta de 1861 à 1874, il apporta une impulsion fondamentale au développement de la ville. Parmi les œuvres publiques qu'il promut lui-même, nous rappelons les écoles, le chemin de fer, l'abattoir publique, l'éclairage nocturne, le branchement télégraphique avec la ville de Ferrare, l'aménagement des rues, l'assainissement des marais d'Argenta et de Filo. Il eut également de nombreuses autres fonctions. Il fut décoré de plusieurs ordres chevaleresques et on lui conféra des décorations en Italie et à l'étranger. En accord avec sa femme, Emilia Mazzolani (enterrée à ses côtés au cimetière d'Argenta), il laissa ses biens à des établissements de bienfaisance et en particulier à l'hôpital civil, appelé justement Mazzolani-Vandini.

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Antonio Roiti
Argenta, 26 mai 1843 - Rome, 28 juin 1921
Il fit ses premières études à Venise et à Ljubljana, puis se consacra à l'enseignement de la langue italienne en Allemagne. Il s'inscrit à l'université de Pise à la faculté de mathématiques, mais il interrompit ensuite ses études pour rejoindre les files des garibaldiens et combattre à Bezzecca et à Condino (1866). Il fut fait prisonnier par les autrichiens mais réussit à s'enfuir et à retourner auprès de son bataillon, méritant ainsi la médaille d'argent. Il reprit ses études à l'université de Pise où il fut assistant à la chaire de chimie, puis à celle de physique (1868) et, l'année suivante, il obtint la maîtrise en mathématiques. Après avoir enseigné à Palerme, il fut appelé à l'Institut des Etudes Supérieures de Florence, dont il devint proviseur de la section des Sciences. Il fut membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique, d'un Comité international pour les mesures électriques, de nombreuses académies italiennes et étrangères et on lui conféra de nombreuses décorations. A Florence, où il passa de nombreuses années de sa vie, il fut conseiller municipal délégué à l'Instruction publique. A 70 ans, il se retira de l'enseignement, reçut les honneurs et les reconnaissances d'un Comité constitué pour la circonstance et présidé par le Ministre de l'Instruction publique. Il publia de nombreuses œuvres, fruit de ses études et de ses recherches, surtout en électrologie et, plus particulièrement, sur les rayons Röntgen et sur la détermination de l'Ohm.

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Giovanni Mesini
Argenta, 8 mars 1879 - Ravenne, 8 mai 1969
Il vécu à Ravenne, où il fut assistant ecclésiastique, prêcheur dans l'Eglise Métropolitaine, enseignant dans les principaux instituts de la ville. Au début du siècle il eut comme élève Don Giovanni Minzoni, auquel il resta lié par une amitié fraternelle et sur lequel il publia un "Mémoire" biographique à la suite de son assassinat. Il fut grand connaisseur de Dante, dont il honora la mémoire par les célébrations solennelles du Centenaire de 1921, qu'il promut lui-même, par de nombreuses publications et par des cycles de "lectures dantesques ". Durant l'après-guerre il fut Recteur de la Basilique de Saint Apollinaire Nouveau et travailla à la reconstruction des célèbres monuments de Ravenne; on lui conféra de nombreuses décorations et de nombreuses charges culturelles. Il est enterré dans le Sanctuaire de la Celletta d'Argenta .

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Giuseppe Galassi
Argenta, 12 janvier 1890 - Rome, 29 juillet 1957
Il obtint sa maîtrise en lettres et histoire de l'art auprès de l'université de Rome, où il devint le collaborateur du Prof. Adolfo Venturi. Il fut également critique musical pour le Théâtre de l'Opéra de Rome et pour plusieurs quotidiens. par la suite, il alla en Egypte où il a été directeur du "Journal d'Orient" et où il a fondé le lycée musical d'Alexandrie. Dans ses dernières années de vie, il tint des conférences d'histoire de l'art dans différents pays européens. Parmi ses œuvres les plus significatives, en particulier d'art ravennate byzantin et de musique, nous rappelons: "L'architecture protoromane dans l'exarchat", Ravenne 1928; "Rome ou Byzance. Les mosaïques de Ravenne et les origines de l'art italien", Rome 1929; "Tehenu et les origines méditerranéennes de la civilisation égyptienne", Rome 1941; "Clavier", Rome 1945; "L'église paroissiale de San Giorgio ("Pieve di S. Giorgio") à Argenta" dans "Palladio", VII, Rome 1943, première étude d'importance sur l' Eglise paroissiale de S.Giorgio; "La sculpture florentine du XVe siècle", Milan 1949. Il épousa, dans les premiers ans du XXe siècle, Farida, fille de Georges Foucart, le directeur de l'Institut Français d'Archéologie Orientale de Il Cairo.

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Don Giovanni Minzoni
Ravenne, 1885 - Argenta, 1923
Ordonné prêtre en 1909, l'année suivante il devint chapelain de l'église de Saint Nicolas d'Argenta. Au moment de l'éclatement de la I guerre mondiale il fut affecté à sa demande à une unité combattante, en tant que lieutenant chapelain, en prenant partie aux opérations de guerre avec un peloton de "arditi" (= troupes spéciales d'assaut en Italie). Il conquit une médaille d'argent au front et de nombreuses autres décorations de guerre. Il revint dans "son Argenta" en 1919, et le 24 juin il reçut l'investiture d'archiprêtre de la paroisse de saint Nicolas et repris aussitôt son activité d'animateur et d'organisateur d'initiatives religieuses, civiles et culturelles auxquelles il s'était déjà dédié avant la guerre. La crise du début de l'après-guerre toucha aussi Argenta avec les tensions sociales dramatiques et les premières victimes du fascisme naissant, parmi lesquelles nous rappelons le socialiste d'Argenta Natale Gaiba. Don Minzoni est sans hésitation du côté des plus humbles et des travailleurs, il refuse tous compromis avec le fascisme et n'écoute pas les admonitions à la prudence et les menaces. Et il écrivait dans son journal: "A cœur ouvert, en priant pour mes persécuteurs, prière qui, j'espère, ne s'éteindra pas sur mes lèvres, j'attends la tourmente, la persécution, peut-être la mort pour le triomphe de la cause du Christ (...) la religion n'admet pas les servilités mais le martyre ". Le soir du 23 août 1923 il est tué de façon barbare, à coups de bâtons, par deux tueurs à gages, tandis qu'il rentrait dans son Foyer en compagnie du jeune Enrico Bondanelli. Une plaque commémorative (en face de l'église de Saint Nicolas, à l'angle de la rue Pascoli) rappelle le lieu où il tomba frappé à mort.

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Carlo Zaghi
Historien de renommée internationale, il étudia en particulier le jacobinisme italien, la periode de Napoleon e les voyages d'explorations italiens en Afrique. Aprés avoir etè Directeur de “Il Giornale” de Naples, jusq'a sa fermeture en aout 1957, Zaghi fut professeur dans l’Université Centrale de Naples, ensuite à Bari et, enfin, dans l’Istitut Orientale de Naples du 1970 jusqu'au 1985 (chaires de Histoire Moderne et de Africanisme). A son pays, Argenta, il laissa sa riche bibliothéque, avec milliers d'oeuvres italiennes et étrangéres, historiques et littéraires sur les siècles XVIIIe et XIXe, sur l’Europe et l’Afrique, en outre de documents historiques inédits et de sa immense bibliographie personelle. Tout se trouve dans le salon centrale de la Bibliothéque Publique de Argenta, et constitue une fondation culturelle en mémoire de sa femme Pia Virginia Todi, de Portomaggiore (Ferrare).

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